La religion: son opinion sur le clonage
Au niveau de la religion les avis diffèrent. Certaine sont ouvertes à certaines forme de clonage (Judaïsme, Bouddhisme ...) et d'autre s'y oppose quasiment catégoriquement (Catholicisme, Islam ...).
Certes la religion à perdu beaucoup dans son influence qu'elle possédait autrefois (encore au début du XX siècle l'Eglise occupait une place importante dans les moeurs) mais elle occupe quand même une place non négligeable car les religions général regroupe des millions d'adeptes à travers le monde entier.
De manière général pour les religions comme le Judaïsme ou le bouddhisme, le clonage est accepté dans certains cas. Le judaïsme accepte le clonage thérapeutique dans le cas où cette technique pourrait apporter des bénéfices thérapeutiques éventuels. Le Bouddhisme s'oppose à cette forme de clonage tout comme le catholicisme, l'Islam ou les Orthodoxes. Pour le protestantisme le clonage thérapeutique est autorisé au cas par cas.
Pour le clonage reproductif seul 2 religions l'autorise mais à certaines conditions encore une fois. Pour le Bouddhisme il ne faut aucune modification du patrimoine génétique et pour Judaïsme c'est autorisé en cas de stérilité de la personne. Les autres religions s’opposent tout bonnement à cette forme de clonage comme de nombreux scientifique d'ailleurs. Le catholicisme et de nombreuse autre religion refuse le clonage reproductif car pour ces religions chaque être est créé par Dieu.
Pour les recherches sur l'embryon le catholicisme est contre tout comme les orthodoxes. Les autres religions ne l’autorisent qu'en cas de bienfaits éventuel ou de cas extrême comme l'Islam qui l'autorise si cela permet de sauver des vies ou de soigner une anomalie génétique.

Je vais maintenant développer un peu, d’une part pour l’Islam et d’autre part pour le Christianisme, les raisons pour lequel ces religions refuse certaine forme de clonage.
L’Islam :
Tout d'abord l'absence de père dans le cas de figure où le clone est issu d’une cellule prélevée d’une femme. Toute filiation patrilinéaire devient ainsi impossible. Or, l’enfant doit porter le nom de son père : « Qu’on appelle ces enfants adoptifs du nom de leurs vrais pères ! Cela est plus régulier devant Dieu. »
L'absence de mère dans le cas où la femme dont l’utérus sert de réceptacle à l’oeuf serait une simple mère porteuse utilisée uniquement pour mener la grossesse à son terme, ce qui est contraire à la dignité de la personne humaine et aux lois de l’univers : « Humains ! Nous vous avons créés d’un sexe mâle et d’un sexe femelle. »
L'incapacité de retracer ses origines est répréhensible aux yeux de l’islam : « Maudit soit celui qui se dit issu d’une ascendance autre que celle de son père […] ! » « Quiconque prétend sciemment être fils d’Untel qui n’est pas son vrai père se verra interdire l’accès au
paradis. » « Toute femme qui donnera naissance à un enfant non issu de son mari aura rompu tout pacte avec Dieu, et le Paradis lui sera interdit ; tout père qui refusera délibérément de reconnaître sa progéniture ne recevra aucun regard de son Seigneur, et sera couvert d’ignominie ici-bas. » Or, la raison d’être du clonage humain serait précisément de reproduire des individus possédant des qualités électives (intelligence, force, santé, beauté, etc.), à l’exception de toute autre considération.
L'impossibilité de mettre en application bon nombre de prescriptions légales prévues par l’islam telles les dispositions concernant le mariage, la généalogie, l’entretien du foyer, la paternité, la filiation paternelle et maternelle, l’héritage, la garde des enfants, la parenté utérine, l’agnation, etc. est aussi une raison qui pousse l'Islam à refuser le clonage humain.
Pratique contre nature, le clonage humain mettrait donc incontestablement l’ordre social en péril.
Le christianisme :
Le projet de « clonage humain » représente une dérive terrible vers laquelle est poussée une science sans valeurs; il est le signe d'un profond malaise dans notre civilisation, qui recherche dans la science, dans la technique et dans la « qualité de la vie » des substituts au sens de la vie et au salut de l'existence.
La proclamation de la « mort de Dieu », dans le vain espoir d'un « surhomme », comporte un résultat évident: la « mort de l'homme ». En effet, on ne peut oublier que la négation de l'être humain en tant que créature, loin d'exalter la liberté de l'homme, engendre de nouvelles formes d'esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d'être la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu. Il ne faut pas que l'homme, à qui Dieu a confié la création en lui donnant la liberté et l'intelligence, ne voie les limites à son action dictées seulement par leur impossibilité pratique: il doit savoir poser lui-même ses limites en discernant le bien du mal. On demande encore une fois à l'homme de choisir: c'est à lui de décider s'il doit transformer la technologie en un moyen de libération ou en devenir lui-même l'esclave en introduisant de nouvelles formes de violence et de souffrances.
Tableau récapitulatif:
| clonage thérapeutique | clonage reproductif | recherches sur l'embryon | |
| Catholicisme | CONTRE | CONTRE | CONTRE |
| Judaïsme | POUR (si apport thérapeutique) | POUR (en cas de stérilité) | Autorisées sauf pour l'embryon in utero. |
| Bouddhisme | CONTRE | POUR si pas de modifications du patrimoine génétique | Autorisées si bienfaits des manipulations génétiques (améliorations du cerveau par exemple). |
| Protestantisme | Autorisé au cas par cas | CONTRE | Autorisées si très encadrées. |
| Orthodoxes | CONTRE | CONTRE | CONTRE |
| Islam | CONTRE | CONTRE | En principe interdit car chosifie la vie. Tolérées si elles sont le seul moyen offert par la science pour sauver des vies ou traiter une anomalie. |